Une étude de terrain du jardin, récoltée au cœur de la saison et capturée par distillation au cuivre.
Herbarium n° XVII est une distillation d’origine unique de douze herbes, fleurs et feuilles aromatiques, récoltées ensemble dans un seul jardin abondant, au sommet de son expression saisonnière. Enracinées dans une terre luxuriante et fertile, où le sol reste frais et humide sous le feuillage et où la rosée du matin s’attarde abondamment sur les feuilles et les fleurs, chaque plante a été récoltée au moment de sa vitalité particulière, puis distillée ensemble dans l’alambic en cuivre.
La composition évolue entre fleurs et feuillage, herbes cultivées et végétation plus sauvage. L’agastache anisée s’élève au-dessus du jardin avec sa douceur verte, délicatement réglissée ; la menthe pomme et la menthe verte apportent une fraîcheur lumineuse de feuilles froissées. La feuille de cassis offre son vert sombre incomparable, acidulé et presque fruité, avec la richesse singulière des cassissiers réchauffés par le soleil. L’aneth apporte une netteté aromatique plumeuse, tandis que la sauge et la myrique baumier confèrent de la profondeur et une structure plus résineuse et herbacée.
Parmi elles fleurissent les notes plus douces : la camomille, avec sa tendresse de pomme évoquant le foin ; les fleurs bleues de bourrache ; les ombelles d’achillée ; les panaches de verge d’or ; et les larges pétales de tournesol, récoltés au cœur de l’été. Ensemble, elles deviennent moins un bouquet qu’un portrait aromatique du jardin tout entier, vert, humide, fleuri et intensément vivant.
L’essence qui en résulte est fraîche et herbacée. Elle s’ouvre sur une menthe sauvage fraîche et une feuille verte, avant de révéler le caractère doucement anisé de l’agastache, la complexité sombre et fruitée de la feuille de cassis, ainsi qu’une discrète floralité de prairie en arrière-plan. Elle ne sent pas le parfum, mais le jardin lui-même, dérangé par la main : tiges rompues, feuilles froissées entre les doigts, fleurs cueillies alors qu’elles sont encore fraîches de la rosée matinale.
La distillation au cuivre transforme cette récolte exceptionnelle en une fine eau aromatique pour le visage et le corps, laissant de côté le poids de la matière végétale tout en préservant son caractère volatil délicat. Sur la peau, la brume est légère, rafraîchissante et doucement réhydratante, déposant un voile d’hydratation botanique avant les huiles, sérums et baumes.
Contrairement à un hydrolat botanique traditionnel issu d’une seule plante, Herbarium est conçu comme une série continue d’études de terrain du distillateur, chacune préservant dans l’eau le caractère d’une récolte botanique particulière. Le n° XVII est Fleurs & Feuillages : fleurs et feuillage, capturés ensemble au sommet de leur saison.